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samedi 25 juin 2011

Jour 8: Bromo - Tengger - Semeru

Pour notre dernier jour sur Java nous n'avons pas lésiné. Direction le parc naturel du Bromo - Tengger - Semeru, trois volcans, chacun leur style.

Le Semeru, c'est un peu la montagne du destin, il culmine à 3676m, ce qui en fait le plus haut sommet de Java. C'est également un des volcans les plus actifs de l'ile avec une éruption toutes les 20 à 30 minutes !


Le Tengger, c'est une caldera de 16km de large aux parois abruptes et dans laquelle se trouve un massif volcanique vieux de 820 000 ans. On y trouve plusieurs petites calderas, plusieurs dômes volcaniques parmi lesquels...

Le Gunung Bromo ! C'est la cerise sur le gâteau. Pas le plus gros, pas le plus beau mais pas mal de caractère. C'est un des volcans les plus actifs de Java, d'habitude ses éruptions durent quelques jours puis il retombe en sommeil pour plusieurs mois ou années... Là, nous avons eu la chance (?) d'arriver au cours d'une éruption qui dure depuis plus de 6 mois !

Mais revenons un peu en arrière. Pour accéder au parc, deux routes, la plus touristique passe par Probolingo, nous avons décidé de prendre l'autre, difficile de trouver un chauffeur qui connaisse et qui veuille bien prendre la route qu'on lui demande (on a perdu 2 ou 3 heures parce que le chauffeur ne voulait pas écouter...)
Une fois arrivés à Tosari, difficile de trouver un logement à un prix décent. Le seul hôtel de la région propose des tarifs aberrants pour des chambres... euh... bon.
Et les gens veulent absolument qu'on paye 2 ou 3 fois le prix parce qu'on est francais et qu'on a les moyens (des fois le bahasa Indonesia ça peut être transparent). Bref on trouve on négocie pas trop mal et on dort !

Le lendemain, c'est le déluge, impossible de sortir... de toute façon la route qui nous permettrait de descendre dans la caldera est coupée donc pas de regrets, on parvient à acheter un jeu de cartes, quelques bières Bintangs (toutes celles du village en fait) et c'est parti pour une après-midi belotte !




Le grand jour est arrivé, cette fois on se lève à 3h. Il ne pleut pas, c'est brumeux, on part dans une Jeep du club de 4x4 de Tosari direction le mont Penanjakan, surement le plus beau point de vue sur le parc. Arrivés au sommet on a juste le temps de boire deux Milos pour se réchauffer. On finit les cent derniers mètres à pied pour arriver devant une mer de Brume de laquelle seul le Semeru émerge au fond. Impossible de voir le Bromo pour l'instant.





On attend...







Pour patienter le soleil fait son apparition, ce qui nous vaut déjà de belles photos.





Et avec le jour qui s'avance, la brume se lève et on découvre que ce qu'on avait pris pour le Bromo ne l'était pas, que le bruit de la mer (un peu fort et un peu sourd) n'est pas vraiment le bruit de la mer, c'est l'APOTHEOSE !




Pas grand chose à dire de plus, les photos parlent d'elles mêmes (ça reste toutefois en dessous de la réalité). Le Bromo nous gratifie même de quelques cendres lorsque le vent tourne, on avale des grosses poussières et on tousse mais on est content.
Seul regret, pas le temps de gravir le Semeru (il faut 2 jours et c'est de l'intensif) et pas possible de descendre dans la caldera... La prochaine fois !



NE RATEZ PAS LES PHOTOS !!!

mercredi 22 juin 2011

Jour 6 réveil... le jour 5 !

Eh oui, pas de grasse mat' pour nous ce jour la, même pas de mat' tout court en fait car le Gunung Lawu n'attend pas. Et pour gravir les 1400m qui nous séparent du sommet il faut partir à 0h00. Alors on se lève à 23h45 après une bonne nuit sur le carrelage lumière allumée et avec un gros orage en fond. Heureusement, l'orage cesse vers minuit juste avant qu'on quitte notre refuge.

A l'assault du Gunung Lawu !

C'est un vieux volcan qui sépare Java Est de Java Centre, c'est aussi un lieu de méditation dont le chemin du sommet est "pavé" depuis le petit village de Cemero Sewu. Alors nous voilà partis sur le chemin du sommet armés de deux lampes de poche (pour 4 !) au milieu de la végétation qui nous mouille au passage, et ça monte !

En chemin, on rencontre un groupe de jeunes indonésiens qui montent également. Pour eux ce n'est plus une découverte car certains l'ont déjà gravi 5 fois !
Et là, on voit que l'équipement de randonnée, c'est culturel... En effet, parmi les grimpeurs, certains sont super équipés: Tongues et casque de moto s'il vous plait !

Apres cinq bonnes heures de montée nous voilà arrivés au sommet avec quelques minutes d'avance sur le soleil. La vallée est dans la brume et nous, au-dessus des nuages.


Le soleil se lève...
On sait enfin pour quoi on s'est levé.




A la descente, on prend conscience de ce qu'on à monté de nuit. Le chemin du sommet est bien pavé comme on nous l'avait indiqué, il s'agit juste de revoir sa définition du pavage, en tout cas les ouvriers n'ont pas utilisé de niveau.


La brume qui nous a privés de la vue sur la vallée nous révèle tout de même quelques jolis paysages.


Et pour les amateurs de photos, il y en a d'autres !

mardi 7 juin 2011

Jour 5: "nuit" à Cemero Sewu

Pas de photo ici mais ça mérite bien un petit post quand même.

Ce qu'il faut savoir, c'est que nous ne sommes pas dans une région qui déborde d'infrastructures touristiques. En fait, on le savait avant d'arriver, pas de pension ou auberge de jeunesse dans le coin mais...Patrick Orlando a des amis ! On devrait pouvoir trouver "un endroit où s'allonger" pour les quelques heures de nuit qui nous attendent.
Finalement, on s'en sort plutôt pas mal puisqu'un habitant du village nous loue son séjour avec tapis, couvertures et sac de couchage. On a même une salle de bain !
19h30: dodo ! enfin...
...le sol est en carrelage, il fait froid (on est à 1900m d'altitude), dehors, l'orage se déchaîne et personne n'est venu éteindre la lumière du plafonnier commandée par un interrupteur se trouvant derrière une porte fermée à clef !
Allez, bonne nuit !

dimanche 5 juin 2011

Jour 5: sur la route vers Java-Est

...avec Patrick Orlando (Van Damme) ! Notre guide pour l'après-midi est culturiste, si si ! Il s'y connaît niveau tourisme, aussi bien en sites touristiques qu'en attrape touristes d'ailleurs ! Mais ça, ce n'est que le lendemain qu'on s'en est rendu compte...Bref, c'est lui qui nous emmène vers Cemero Sewu, au pied du Gunung Lawu (on en reparlera). Départ vers 11h de Surakarta/Solo, direction l'Est avec au programme deux "stop-temple".

Les champs de thé s'étendent à perte de vue, la route est très jolie même dans la brume javanaise. On croise les travailleurs des plantations.



Premier arrêt, le "Candi Ceto". "Candi" en indonésien, c'est "temple". Notre vocabulaire s'enrichit de jour en jour... Le temple se trouve au bout d'un petit village, en haut d'une pente impressionnante. Nous sommes les seuls visiteurs, c'est génial et finalement, la brume donne une atmosphère particulière. On apprécie beaucoup l'ambiance. Rien à voir avec la foule de Prambanan, ni avec l'imposant Borobudur. Le site est plus ancien, plus en ruines aussi. Le style est très simple, peu de bas-reliefs. Ce qui marque, c'est cette enfilade de portes en pierre noire (petit rappel de Clermont), surtout dans la brume qui vient et va sans cesse.






On reprend la route pour arriver au "Candi Sukuh". Autre temple autre style. Ici, l'édifice principal est une pyramide tronquée. La thématique est intéressante, il s'agirait d'un temple dédié à la fertilité...














Les offrandes au sommet sont également surprenantes, jugez vous-mêmes.


Jour 5: Surakarta




Lever 7h30, après 10h de sommeil dans une guest house "secure". Comme ça fait du bien !

(a gauche, le mur d'enceinte de la guest house orne de verre pile)

Nous avons décidé de passer une petite matinée à Surakarta, ou Solo (ce n'est pas au choix, c'est la même ville), avant de nous envoler vers d'autres aventures.


La hasard fait bien les choses, on apprend qu'un festival de danse a lieu le jour même.


Le matin, ce sont les enfants qui dansent. Une scène pour les garçons, une autre pour les filles. Par deux, ils exécutent des chorégraphies dans des styles différents.





Les filles dansent beaucoup avec les mains sur des musiques assez lentes tandis que les garçons bondissent sur des rythmes plus saccadés.


vendredi 3 juin 2011

Pourquoi ?

Encore une question pour les quelques fidèles qui apprécient le caractère ludique de notre blog.

Pourquoi les javanais qui, par ailleurs, aiment bien les animaux ont attaché leur matou?

Jour 4: Prambanan ou "Shiva au bowling"

La seconde attraction templesque majeure des environs de Jogjakarta s'appelle Prambanan. Finis les fresques sur les tendres années de Bouddha puisqu'il s'agit d'un temple Hindou. Vous pouvez donc laisser votre lion au garage, ici les moyens de locomotion agréés par l'UNESCO sont le taureau, le cygne et l'aigle.

Qu'on se le dise, nous rédigeons un blog culturel très enrichissant, à la fois ludique et éducatif où l'on ne vient jamais sans apprendre une ou deux choses ! C'est pas chez nous que vous verrez des blagues sur le taureau (pas ailé) de Ganesh et la célèbre marque de riz dont la stratégie publicitaire repose sur un animal qui n'a même pas existé. Que ceux qui ont vu voler des vaches aillent tout de suite faire un dépistage toxicologique !

Bref, Prambanan c'est le plus grand sanctuaire Hindou de tout Java (quand même). Construit au IXe siècle et abandonné en 930 (ils se lassent vite les javanais) le complexe de Prambanan comptait à l'origine 237 temples sur son site principal, plus quelques dizaines perdus dans les environs... On ne peut pas leur en vouloir d'en avoir égarés quelques uns.

Un manque criant d'entretien pendant un peu plus de 9 siècles ainsi que plusieurs tremblements de terre ont mis à mal ce joli sanctuaire. Seuls les temples centraux, les plus importants, sont encore debout et on droit à une rénovation (ou restauration, pas sûr ici).

Et c'est quoi tous ces temples ???

Oui, il pleut à Singapour et je rallonge l'article pour ne pas avoir à sortir... Et bien le sanctuaire est dédié à la Trimurti Hindou (trinité locale) composée de Shiva le destructeur, Brahma le créateur et Vishnu le conservateur (rien à voir avec la politique ici).

Les javanais de l'époque ont fait le choix de donner le plus gros temple à Shiva... on ne s'étonne donc pas des nombreux tremblements de terre qui ont frappé Prambanan ! (donnez 237 temples au dieu de la destruction et vous aurez la genèse Hindou du jeu de Jenga...).

Comme d'habitude, dans un soucis pédagogique, nous vous proposons de nombreuses photos supplémentaires qui vous permettrons de partager, entre autres, notre étonnement à la découverte d'un petit singe, euh... lubrique ?

jeudi 2 juin 2011

Jour 4: Jogja

grasse mat jusqu'à 7h30 !



Non, point de spectacle d'ombres javanaises aujourd'hui. Place à la danse au palais du Sultan, avec un orchestre tout aussi impressionnant que celui de la veille.
Dans ce palais simple et modeste nous avons pu apprécier, en plus de la tenue d'apparat de sa majesté, sa vaisselle personnelle. Il faut savoir que la famille dispose d'un nombre non négligeable de services à thé à l'effigie du sultan et de son épouse sur fond, pour le moins, coloré (ne ratez pas les photos !).

Il semblerait que le Sultan de Jogja soit un personnage très apprécié dans toute l'Indonésie, depuis la seconde guerre mondiale en particulier, le Sultan de l'époque ayant tenu tête à l'occupant Japonais. Nous avons lu que l'actuel était le premier à pratiquer la monogamie.

Du coup, ses bains n'ont plus la même utilité qu'à l'origine. En fait, nous ne savons pas depuis quand ils sont devenus un lieu exclusivement touristique. Mais au départ, il s'agissait d'un lieu de détente pour le Sultan qui y emmenait ses nombreuses courtisanes. Arrivées là-bas, elles batifolaient vêtues de sarong dans les deux bassins qu'on voit sur la photo. Celle-ci est prise depuis la tour où le Sultan montait pour observer la baignade de ses femmes et en choisir une qui le rejoignait ensuite pour un bain en tête à tête.

Pour arriver à ce "water palace", heureusement que les habitant du village du Sultan, situé en plein centre de Jogja, se proposent comme guides. C'est un véritable dédale de ruelles étroites et charmantes mais où il est impossible de se repérer pour les touristes que nous sommes.


Plus de photos ici.

dimanche 29 mai 2011

Jour 3: soirée Wayang Kulit

De retour à Jogja, on se prévoit une petite soirée tranquilou: resto chinois et spectacle de marionnettes.
Pas n'importe quelles marionnettes, attention ! Elles sont en cuir, souples et très solides, leur réalisation demande plus de deux mois de travail minutieux.


Le spectacle se présente sous forme de théâtre d'ombres chinoises (mais javanaises en fait...). Derrière le voile se trouve le marionnettiste accompagné de toute une formation de musiciens et chanteuses (une trentaine pour un seul marionnettiste)

Nous avons pu apprécier l'histoire du "Rama-quelque-chose" (pas le fameux Ramayana). Une sordide affaire d'enlèvement pour cause de jalousie dans laquelle moult péripéties s'enchaînent et se succèdent de façon plus ou moins cohérente... Certes, la pièce était en javanais, ce n'est pas une raison pour faire mourir, revivre (parce qu'en fait il n'était pas mort le bougre !) je ne sais quel dieu-singe et une poignée de ses fidèles et enfants. En plus, à la fin, Rama tue le ravisseur au cours d'un combat épique et l'histoire se finit... il ne retrouve pas sa copine ! En fait il s'en fout, c'est plus pour le principe.

Malgré ces difficultés de compréhension, les jeux d'ombres sont très jolis et nous apprécions le spectacle.

lundi 23 mai 2011

Jour 3: Dieng (fin)

En javanais, di hyang signifie "demeure des dieux" et effectivement, au départ, nous avions entendu parler du plateau comme étant un lieu connu pour ses nombreuses ruines de temples. Temples hindouistes datant des VIIème et VIIIème siècles, il y en aurait eu 400 à l'origine.
Et bien pour nous, point de temples à Dieng. Comme vous l'avez peut-être remarqué dans les articles précédents, nous nous sommes davantage concentrés sur l'aspect volcanique des environs et avons à peine aperçu une ruine dans le lointain dont nous n'avons pas la moindre trace photographique.
En revanche, nous avons pu découvrir une facette non médiatisée de la région: les tuyaux, les tuyaux et encore les tuyaux !

Et là, si vous avez aimé les constructions en bambous, alors vous adorerez le système d'irrigation du plateau de Dieng. Des kilomètres de tuyaux blancs qui partent à l'assaut des pentes tels des milliers de serpents franchissant tous les obstacles !

Ils enjambent les routes, gravissent les montagnes et se rejoignent dans les abreuvoirs... En fait, il s'agit de raccords qui permettent d'approvisionner les hectares de champs de pomme-de-terre et de choux !





Alors les indonésiens ne sont pas les seuls à avoir mis au point un système d'irrigation aussi efficace.

On trouve les mêmes tuyaux en Malaisie, mais il faut avouer que la quantité de tuyaux qu'on a vu au plateau de Dieng et la qualité des raccords dépassent TOUT ce qu'on a vu ailleurs !

dimanche 22 mai 2011

Jour 3 : Retour vers Jogja

Après le programme intense de la matinée, plutôt du début de matinée, nous avons attaqué la descente. Au revoir Dieng, ses volcans, lacs et cratères, retour vers la ville de Wonosobo.
Peu avant l'arrivée, nous faisons un arrêt hotsprings. Dwi nous a parlé du paradis, une source d'eau chaude au milieu des rizières, alors forcément, on a été tentés...
Nous ne sommes pas déçus. L'aménagement du lieu ressemble un peu à un bunker mais une fois les fesses dans l'eau, les filles apprécient ce petit bain. Pas tellement rafraichissant, l'eau est vraiment très chaude mais c'est agréable malgré la légère odeur de soufre (celle là alors, elle ne nous lâche plus !)




Et l'ambiance est chouette aussi.



Plus de photos ici.

samedi 21 mai 2011

Jour 3: "Tour organisé" avec Dwi tourisme

Lever à 4h du mat aujourd'hui.

Le plateau de Dieng est une caldeira longue de 14 km et large de 6, à l'intérieur de laquelle les hommes se sont installés. Pour être exact (source Wikipedia) : "La caldeira renferme une vingtaine de cônes volcaniques, cinq cratères, quatre dômes de lave et dix champs de fumerolles et mares de boue". Bref, c'est plutôt volcanique dans le coin.

Le matin du troisième jour, nous étions donc sur le bord de la caldeira, à environ 2500m d'altitude, le point culminant étant le Prahu à quelques 2565m. Vêtus de polaires et pantalons (ça fait du bien d'avoir froid après 10 mois à Singapour !), nous avons pu admirer notre premier lever de soleil javanais après 14min de montée, il est 5h37.

Quel beau pestacle ! (pas facile de faire le tri dans les photos)




On aperçoit encore le Merapi au fond qui tousse un peu...






Une fois redescendus, direction un cratère et son lac bouillonnant. Le site est surprenant.

En fait d'un lac, nous découvrons d'abord une roche grisâtre au sol, sur lequel sont disséminées de nombreuses petites flaques desquelles s'échappent des vapeurs de soufre. Hé oui, quoi de mieux à 6.30 du matin que de se mettre une bonne petite odeur d'œuf pourri plein le nez ! Parce que le Kawah Sileri de la veille, en comparaison, c'est de la gnognote.

L'eau de ces flaques ne bout pas vraiment, les bulles en surface sont le résultat du gaz qui s'échappe de la roche. Par contre, un peu plus loin, le lac entourée d'une barrière, lui, bout réellement. C'est impressionnant et dangereux.
Derrière la barrière fumeuse, c'était donc ça !


Troisième étape de cette matinée: le "color lake" et son compère le "mirror lake". Nouvelle petite montée (17min annoncées) et nous arrivons au point de vue. Les lacs sont en contrebas, c'est joli !
Dwi nous raconte les coutumes religieuses liées au 4 grottes se trouvant entre les deux lacs. Attention à celle du cheval, si une femme infidèle y pénètre, elle en ressortira enceinte.

Dernier point du tour : les sources d'eau chaude situées au milieux des champs. Plusieurs bac en béton servent de baignoires et nous arrivons au moment du bain des ouvriers. C'est donc pour ca qu'on les a tous vus sur la route, serviette sur l'épaule ! Ça se baigne et rigole, c'est marrant de se retrouver au milieu. L'eau est blanchâtre, il y a beaucoup de monde, pas de bain pour nous maintenant.

Retour au Bu Jono vers 9h, nous remballons nos affaires et payons, départ pour Wonosobo ou nous avons, la veille, réservé un taxi collectif qui nous ramènera jusqu'à Jogja.

Qu'est-ce que ça cache ?

A la demande générale (Si si !), nouveau jeu-concours.
A votre avis, qu'étions-nous sur le point de découvrir derrière cette mystérieuse barrière enfumée ?

On attend vos suggestions(soyez inventifs...)

Jour 2: sur le plateau de Dieng

Nous voilà rassasiés. Le plan (approximatif) du plateau en poche, nous partons pour une après-midi balade.

En traversant les hameaux, nous croisons de nombreux indonésiens qui nous interpellent, souriant et riant, au cri de "Hello, Mister !". Petit rappel de notre weekend à Jakarta.
Nous sommes au milieu des cultures en terrasse. Ce qui pré-domine: les champs de patates, de toutes tailles et de toutes formes. En raison de l'altitude, la région de Dieng, au climat plus frais que le reste de l'Indonésie, est propice à cette culture qui est apparemment lucrative.


On trouve aussi beaucoup de choux, pas mal d'oignons,
des fermes de champignons...et des "trompettes des anges" !(ci-contre)



Premier objectif de la balade: le "Kawah Sileri". C'est un cratère de volcan au milieu duquel se trouve un petit lac, ou une grosse flaque, d'où s'échappent d'importantes vapeurs de soufre...Mmm la douce et chaude odeur d'œuf pourri nous envahit la gorge et les narines !
On la sent déjà bien depuis la route, qu'importe, nous décidons quand même de descendre dans le cratère.

Dwi nous a conseillé de ne pas trop nous y attarder. Apparemment, c'est un endroit qui pète régulièrement. L'État indonésien voulait évacuer la région de Dieng en raison de ces risques liés à l'activité volcanique du coin. Les populations ont refusées et, dans le Kawah Sileri, les cultures sont à quelques mètres à peine du petit lac bouillonnant. Le soufre de la terre aurait des qualités profitant aux cultures...mouais, ça doit donner un petit goût, c'est possible. Dans tous les cas, la fertilité du sol volcanique contribue à expliquer l'attachement des habitants à leur région.

Nous repartons du cratère sans trop traîner parce que quand même, ça ne sent pô bien bon par ici.
Nous finissons la balade par le lac Merdada, le plus grand du plateau avec ses 25 hectares. Peut-être en raison du temps très peu dégagé, nous ne sommes pas conquis par celui-ci.
En chemin, nous passons à côté d'une usine où arrivent et repartent de gros tuyaux et émettant régulièrement de gros bruits sourds. Tout ceci nous intrigue, affaire à suivre...

La nuit commence à tomber, il est 18h, nous décidons de rentrer en minibus public. Arrivés au Bu Jono, nous apprenons que le ravitaillement en Bintang a eu lieu. Formidable, on attaque l'apéro ! Soirée tranquille et douches chaudes, on ne se couche pas tard, demain un gros programme nous attend !

Plus de photos ici.